Le syndrome prémenstruel et la réflexologie vectorielle
Voici un article qui résume mon mémoire réalisé pendant mes deux années de formation, qui relate de l’étude de la réflexologie vectorielle sur le syndrome prémenstruel.
Le cycle sexuel féminin
Le cycle sexuel c’est l’ensemble des phénomènes physiologiques de la femme préparant son organisme à une éventuelle fécondation.
Ce fonctionnement cyclique, commence à la puberté et se termine à la ménopause.
Le cycle sexuel féminin concerne les ovaires, l’utérus, et les hormones. C’est pourquoi on parle de cycle ovarien , cycle utérin et cycle hormonal.
Cycle utérin (cycle menstruel)
Chaque cycle se caractérise de la manière suivante : le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles. La croissance de l’endomètre recommence dès le 5e jour et se poursuit pendant tout le cycle : de 0,5 mm à la fin de la menstruation, il passe à 3 mm au moment de l’ovulation pour atteindre 5 mm au 28e jour du cycle.
Les cellules du col de l’utérus subissent également des modifications : elles libèrent un mucus, la glaire cervicale, qui évolue au cours du cycle utérin.
Cycle ovarien
Les ovaires ont une double fonction : exocrine : l’ovogenèse (formation d’un ovocyte) ; endocrine : sécrétion des oestrogènes et de la progestérone.
Ces deux hormones sont libérées à partir du 5ème jour et permettent à la muqueuse utérine de s’épaissir. Pendant ce temps, dans un des deux ovaires, un des milliers d’ovocytes présents depuis la naissance grossit à l’intérieur d’un follicule.
On distingue 2 phases majeures : phase folliculaire et phase lutéale.
Cycle hormonal
La commande première vient de l’hypothalamus (une glande dans le cerveau) qui libère de la GnRH (Gonadotropin Releasing Hormone) à destination de l’hypophyse (autre glande) lui indiquant de sécréter les hormones FSH (Follicle Stimulating Hormone) et LH (Luteinizing Hormone) qui agissent sur l’ovaire. L’ovaire à son tour produit des oestrogènes et de la progestérone.
Ces deux dernières hormones ovariennes agissent en retour sur l’hypophyse, c’est le rétrocontrôle.
SCHÉMA RÉCAPITULATIF DU CYCLE UTÉRIN, OVARIEN ET HORMONAL
Le syndrome prémenstruel
Qu’est ce que le syndrome prémenstruel ?
Le syndrome prémenstruel est un trouble récurrent de la phase lutéale et se caractérise par des troubles physiques et émotionnels qui se produisent pendant les 7 ou 10 jours précédant le cycle et finissant généralement peu après le début des menstruations.
Près de 75 % des femmes éprouvent des symptômes légers à la veille ou au moment de leurs règles, comme des crampes légères de l’utérus. Cela ne les empêche pas de poursuivre leurs activités et est considéré comme peu incommodant.
Environ 30 % des femmes ont des symptômes suffisamment intenses pour interférer avec leurs activités quotidiennes.
Quelles sont les causes du syndrome prémenstruel ?
Les causes du SPM sont diverses, en voici quelques exemples :
- facteurs hormonaux (hypoglycémie, hyperprolactinémie, fluctuation des taux d’œstrogènes circulants et de progestérone
réponses anormales aux œstrogènes et à la progestérone, taux d’aldostérone ou d’ADH excessifs)
- prédisposition génétique
- carence en sérotonine, magnésium, calcium
- symbolique de la mort interne suivi de la renaissance (point de vue métaphysique) C’est pour notre corps l’occasion d’exprimer les émotions qui ont été enfouies tout au long du mois. En étudiant la signification spirituelle du SPM, on se rend compte que c’est un état souvent associé à la tristesse ou au deuil, car les émotions refont surface et sont amenées à être confrontées.
Les symptômes du syndrome prémenstruel
Troubles physiques
- Perception des battements cardiaques (palpitations)
- Maux de dos (lombalgies)
- Rétention hydrique : œdèmes, prise de poids transitoire, seins tendus et douloureux
- Variations de l’appétit et désir irrépressible de certains aliments
- Constipation, diarrhée, ballonnement, flatulences, besoin d’aller plus souvent à la selle
- Dysménorrhées : douleurs, crampes, pesanteur, pression de la zone pelvienne
- Étourdissements, vertiges, évanouissement
- Tendance aux ecchymoses
- Fatigue, manque d’énergie, léthargie
- Céphalées
- Bouffées de chaleur
- Insomnie, difficulté d’endormissement, veille nocturne
- Douleurs articulaires et musculaires
- Nausées et vomissements
- Paresthésie : fourmillements, brûlures, picotements, piqûres, sensation de moiteur/ froid
- Problèmes cutanés (acné, dermite localisée)
- Gonflement des mains et des pieds
- Trouble de la libido
Troubles émotionnels/psychologiques
- Agitation
- Anxiété
- Confusion
- Crises de pleurs
- Dépression
- Difficulté à se concentrer
- Hypersensibilité émotionnelle
- Troubles de la mémoire
- Irritabilité
- Sautes d’humeur ou aggravation des troubles de l’humeur déjà présents
- Nervosité
- Excès de colère
Les traitements du SPM (syndrome prémenstruel)
Voici les différents traitements possibles pour soulager le syndrome prémenstruel. Nous voyons le point de vue de la médecine allopathique, le traitement par l’hygiène de vie et enfin l’étude de la réflexologie vectorielle (méthode ERVE).
La médecine allopathique
Voici ce qu’on peut trouvr comme moyens mis en place par la médecine allopathique lorsqu’une femme souffre d’un SPM :
- inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
- anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
- traitement hormonal
- opération en cas extrême : ovariectomie bilatérale qui peut soulager les symptômes car elle supprime les cycles menstruels mais nécessite un traitement hormonal substitutif, indiqué jusqu’à environ 50 ans.
De plus il est souvent possible de lire que « le syndrome prémenstruel est souvent difficile à traiter. Aucun traitement n’a d’efficacité prouvée chez toutes les femmes, et peu de femmes sont totalement soulagées avec un seul type de traitement. Le traitement peut donc exiger une procédure par essai et erreur, ainsi que de la patience ».
L’hygiène de vie
Le traitement naturel du SPM commence par changer ses habitudes de vie, en premier lieu par le repos et le sommeil, une alimentation adaptée, une activité physique régulière et des activités relaxantes en parallèle.
- Exercice physique
Un exercice régulier (de 20 à 30 minutes par jour, de 3 à 5 fois par semaine, tout le long du mois) entraîne une amélioration générale. Il permet de soulager des symptômes comme les ballonnements ainsi que l’irritabilité, l’anxiété et l’insomnie.
Les exercices tels que la marche, la natation, le vélo, la course ou la danse, augmentent l’irrigation sanguine des différents organes et aident ainsi à régulariser la fluctuation des hormones sexuelles. En plus d’apporter une sensation de bien-être et du plaisir, l’activité physique permet de libérer le trop-plein d’énergie accumulé en cas de stress ou au contraire, de refaire le plein, le cas échéant.
- Alimentation
Des modifications du régime alimentaire peuvent être utiles en cas de SPM :
– composer des repas équilibrés, à des heures régulières, sans sauter de repas, permettra de maintenir un taux de sucre stable
– consommer des aliments riches en glucides lents et en fibres alimentaires, qui préviendront des fringales de sucre.
– avoir un bon apport quotidien en calcium et en magnésium
– réduire sa consommation de caféine sous toutes ses formes (café, thé, soda…)
– réduire sa consommation de sel, pour pallier les problèmes de rétention d’eau.
- Combattre le stress
Le stress est la cause de bien des maux… Étant donné le climat de tension que le SPM provoque, il est souhaitable de ne pas surcharger son emploi du temps durant les jours critiques.
Tenter de trouver des solutions pour mieux affronter les situations qui génèrent du stress (réorganiser son planning, régler un conflit, etc.). Toute approche qui procure un état de relaxation est un complément utile (respiration profonde, méditation, yoga, massages, etc.).
La réflexologie vectorielle
La réflexologie vectorielle (méthode ERVE) est une réflexologie active et vitaliste qui s’appuie sur les vecteurs énergétiques de la MTC (médecine traditionnelle chinoise), la théorie des leurres (spécificité mise en avant par Jean-Paul Barbier), la détente des fascias, la stimulation de toutes les fonctions organiques & neuro-glandulaires. Cette technique vise l’auto guérison de la personne.
- Système endocrinien : après avoir étudié le cycle hormonal en lien étroit avec le cycle ovarien, nous comprenons l’importance de la communication entre le complexe hypothalamo-hypophysaire et les gonades, et c’est pour cela que le système endocrinien devient un trajet indispensable à mes soins.
- Système uro-génital & diaphragmes du bassin : après avoir étudié le cycle utérin et par la localisation de l’utérus dans le petit bassin, les trajets de l’uro-génital sont également très intéressants. Détente des diaphragmes périnéaux (pelvien et génital) pour bien « décrasser » et détendre la zone.
- Système nerveux autonome : pour l’équilibre chimique et hormonal.
- Plexus nerveux : pour l’harmonisation et l’optimisation de la conduction nerveuse pour les 4 membres mais surtout pour le petit bassin (plexus honteux et sacro-coccygien).
- Système lymphatique : afin de dynamiser la circulation lymphatique et de préparer le corps à se débarrasser des toxines, stimulation du système lymphatique pour « préparer le terrain ».
- Métencéphale & diaphragmes de la tête : pour stimuler le système nerveux central et faire baisser la tension de la tête je stimule le métencephale. Pour favoriser la souplesse et l’adaptation de la pensée positive et aussi détendre cette zone, je stimule les deux diaphragmes de la tête (faux du cerveau et faux du cervelet).
- Système émotionnel : pour réguler le stress et les fluctuations émotionnelles, je stimule le système émotionnel. Je souhaitais ici provoquer l’involution de problèmes plus profonds, liés à notre arbre gynécologique (terme utilisé par Danièle Flaumenbaum dans Femme désirée, femme désirante). Je souhaite à mes patientes qu’elles rompent ce schéma de répétition (ou pathologie de lignée, pathologie fantôme) de manière consciente ou inconsciente. Ces pathologies se transmettent suite à des blocages émotionnels dans notre mémoire cellulaire et aussi dans notre corps énergétique. Et c’est là que le système émotionnel prend tout son sens : « on ne traite que ce qui est à la lumière ».
Sources :
– Mémoire Pauline Pileux sur l’étude de la réflexologie vectorielle sur le syndrome prémenstruel
– Tous les cours ERVELEM, ERVESUP et ERVESPE, Jean-Paul Barbier & Corinne Gagné
– Lune Rouge, Miranda Gray
– Femme désirée, femme désirante, Danièle Flaumenbaum
– Article sur le cycle menstruel du site web du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (http://www.cngof.fr/)
– Articles sur le SPM et le cycle sexuel de Passeport Santé (https://www.passeportsante.net/)
– Images libres de droits (compte premium) : https://fr.freepik.com/